Douceur des parfums de frangipane.
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vendredi 14 mai 2010
Laah Kawn (Au Revoir)
L'aînée Ting
La cadette Tjiek
Téo
PheungNous quittons le Laos avec des sentiments contradictoires.
Pressés de découvrir le Vietnam et une nouvelle culture mais de nouveau la sensation d’être passé à côté s’installe. Nous aurions aimé nous perdre davantage dans les Bolovens et ses villages perdus dans les champs de caféiers. Nous aurions voulu parcourir le nord du pays, havre de paix pour des ethnies aux coutumes ancestrales, aux frontières de la Birmanie ou de la Chine. Nous aurions pu arrêter le temps au fil du Mékong sur des bateaux lents et pénétrer un univers épargné par la frénésie mondialiste.
Nous avons évité Van Vieng et son cortège d’adolescents attardés, scrutant « friends » sur des écrans géants d’un regard perdu dans les méandres de différents psychotropes mais ce lieu est parait il d’une beauté incroyable.
La sérénité nous a guidés durant ce mois d’errance. Tout est paisible ici et la vie s’épanouit docilement et paresseusement sous la chape d’un ciel qui n’attend plus que de crever et déverser ses larmes sur la terre brûlée.
Pressés de découvrir le Vietnam et une nouvelle culture mais de nouveau la sensation d’être passé à côté s’installe. Nous aurions aimé nous perdre davantage dans les Bolovens et ses villages perdus dans les champs de caféiers. Nous aurions voulu parcourir le nord du pays, havre de paix pour des ethnies aux coutumes ancestrales, aux frontières de la Birmanie ou de la Chine. Nous aurions pu arrêter le temps au fil du Mékong sur des bateaux lents et pénétrer un univers épargné par la frénésie mondialiste.
Nous avons évité Van Vieng et son cortège d’adolescents attardés, scrutant « friends » sur des écrans géants d’un regard perdu dans les méandres de différents psychotropes mais ce lieu est parait il d’une beauté incroyable.
La sérénité nous a guidés durant ce mois d’errance. Tout est paisible ici et la vie s’épanouit docilement et paresseusement sous la chape d’un ciel qui n’attend plus que de crever et déverser ses larmes sur la terre brûlée.
Bientôt la saison des pluies aura trouvé sa place et les rizières renaîtront verdoyantes et sucrées,
dans des nuances subtiles de vert que l'on ne trouve qu'en Asie; les rivières et fleuves retrouveront leur lit oû de multiples embarcations dériveront sans doute.
Les réseaux fluviaux auront de nouveau cours et couvriront de nombreuses destinations.
Le Mékong renaîtra plus puissant si les barrages chinois ne l'épuisent davantage.
Nous avons eu une chance infinie de croiser Marie et sa belle famille, d'être immergés en plein coeur du pays au sein d'une vie simple et difficile où le respect ne tolère d'écart, où tous oeuvrent à la vie collective sans privilège, où les bons comme les mauvais moments se partagent équitablement de façon solidaire.
Nos cultures se distinguent et nous n'avons pas toujours dû agir à bon escient, parfois le langage nous a manqué, mais la leçon d'humilité, d'accueil et de partage que cette famille nous a offert, nous la conserverons pour toujours comme un chemin à suivre et à poursuivre.
Bo pen niang
Bo Pen Niang
Bo Pen Niang (pas de problème, tout baigne) est la devise nationale et s’inscrit au quotidien dans le comportement des Laos. Apparaissant comme un je-m’en-foutisme chronique, il s’agit plutôt d’une sorte de fatalisme, une soumission à son karma écrit d’avance.
Il convient malgré tout, à travers son comportement quotidien, de gagner des points de mérite afin d'entrevoir une réincarnation dans de meilleures conditions.
Bo Pen Niang (pas de problème, tout baigne) est la devise nationale et s’inscrit au quotidien dans le comportement des Laos. Apparaissant comme un je-m’en-foutisme chronique, il s’agit plutôt d’une sorte de fatalisme, une soumission à son karma écrit d’avance.
Il convient malgré tout, à travers son comportement quotidien, de gagner des points de mérite afin d'entrevoir une réincarnation dans de meilleures conditions.
Champasak
Nous nous posons à Champasak dans une guest house au bord du Mékong, face à l’ile de Don Deng. L’endroit est d’un calme absolu. Le fleuve semble s’être arrêté de couler, épuisé par la canicule. Au crépuscule, des feux scintillent sur le Mékong, dont la lueur évoque des spectres se mouvant silencieusement au fil de l’eau. Les pêcheurs équipés de lampe frontale glissent sur l’eau dans leur barque plate et plongent leur rame en silence dans l’eau assagie. Ils rejoignent à la faible lumière des bouteilles en plastique effleurant l’eau et lestées d’hameçons ou de filets. Des dizaines de points lumineux scintillent dans la nuit noire comme si les étoiles se reflétaient sur l’eau.Une brise chaude nous enveloppe et la sueur continue de s’épandre.
Il est bientôt minuit.
Canicule

46° à l’ombre. C’est la voisine qui nous l’a dit. Il fait très chaud et tout le monde attend la pluie avec impatience. Nous sommes à la fin de la saison sèche et le Mékong est au plus bas, certains bateaux ont déjà annulé leur trajet car la navigation est difficile. Les Laos ne sortent plus, ils sont rivés devant les chaines satellites, allongés sur des nattes au sol avec les enfants, ou bien se balancent sur des hamacs sous les pilotis des maisons. lundi 3 mai 2010
Hésitation


Le Laos est tellement magnifique que la tentation est grande de prolonger notre séjour et l'envie nous prend d'embarquer sur un bateau lent pour visiter le nord du pays qui est encore épargné par le tourisme. Découvrir des villages où vivent plusieurs ethnies minoritaires, des paysages de rêves, longer le Mékong au gré du courant, traverser les zones de vie rurale.....Pour cela nous devrions écourter notre séjour au Vietnam et renoncer à l'idée de retourner dans les Bolovens.
Le choix est difficile et prenons la décision sur le champ de revenir le plus tôt possible au Laos pour progresser dans notre immersion dans la vie laotienne!
La pêche





Après la quête des offrandes nous avons eu envie de profiter encore un peu du silence et du calme matinal. Nous sommes allés nous balader le long du Mékong et avons rencontré quelques pêcheurs qui utilisent une énorme épuisette avec lenteur experte. La pêche semble bonne car certains remontent à chaque coup des petits poissons argentés. Sur les berges, d'autres s'évertuent à réparer les filets endommagés.
dimanche 2 mai 2010
Procession






Il est 5h30.
Chacun se prépare à leur arrivée, certains sont accroupis sur des nattes tandis que d'autres s'assoient plus confortablement, l'essentiel étant d'être plus bas que les bonzes.
La procession se déroule en silence, les moines arpentent les rues nus pieds et présentent à chaque fidèle leur bol de cuivre.
Nous vivons ces moments intenses avec beaucoup d'humilité et de respect avec la sensation de vivre un instant magique.
Mahout
Pas si facile le permis éléphant! Il reconnait son mahout.
A peine immergé, le pachyderme arrose copieusement autour de lui et la douche est tonique.Les pépettes se joignent joyeusement à la baignade et à la toilette de Monsieur qui continue son arrosage automatique.
Le bain s'éternise sous les éclats de rire des mahouts .
Il est temps de remonter au camps et la grimpette s'effectue sous le regard attentif et protecteur des cornacs.
Whisky LaoLao
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