jeudi 18 février 2010

Exorcisme




Kalu nous a proposé d’assister à l’exorcisme d’une de ses voisines.
Celle-ci vivait jusqu’à présent en Allemagne avec son époux et ses 3 enfants.
Ils viennent de décider de s installer au Sri Lanka car Madame souffre depuis une dizaine d’années de troubles de l’équilibre, de vertiges, de sensations étranges qui l’ont conduit à penser qu’on lui avait jeté un sort. De multiples examens pratiqués en Allemagne (scanner, IRM,…) n’ont rien révélé.
En désespoir de cause ils ont fait appel à 3 sorciers locaux qui vont se relayer pendant 3 jours et 3 nuits pour pratiquer l’exorcisme. Nous arrivons chez eux en toute fin d’après midi du 3ème jour.
C’est le moment crucial du rituel. Les 2 premiers jours ont été consacrés aux préparatifs :
Confection de paniers de fleurs
Construction de torches en bambou avec lesquelles les sorciers délimitent le pourtour de la maison en les reliant par des fils de coton.
Récupération d’un crane de vache et d’un occiput humain (si, si !!!) dans lequel cuira un œuf, baigné du parfum acre des quelques cheveux restants qui se consument.
Kalu nous explique que la femme a absorbé « du poison » ; il est vrai qu’elle titube depuis quelques minutes. Elle ne tient plus en place, s’agite, se frotte les jambes, le ventre, les reins ; puis soudain des larmes se déversent, flot ininterrompu de douleurs et de lutte. Ses yeux se révulsent puis le calme la gagne. La cérémonie peut continuer entrecoupée de « pause thé », pour accorder aux sorciers qui se relaient auprès de la femme pour psalmodier depuis des heures, un repos mérité.
Notre présence nous semble incongrue. Installés sur la terrasse sur des chaises en plastique nous nous apparentons à des voyeurs nocturnes, des voleurs d’âmes et de secrets, des parasites assis guettant le moment propice, la transe libératoire.
La famille, pourtant, nous sourie, nous offre du thé parfumé et des bananes.
L’époux vient s’asseoir près de nous et nous explique son désespoir et sa lassitude. Il a du abandonner son travail de routier pour élever ses enfants car son épouse n’en est plus capable.
Les litanies se poursuivent, telles des mantras monotones et monocordes. La nuit s’avance, les enfants commencent à clore leurs paupières et sont emmenés au lit.
On nous convie dans le salon, lieu du message adressé aux esprits. La pièce est parsemée de bougies qui exhalent une douce odeur d’huile de noix de coco. De multiples bâtonnets d’encens diffusent leur parfum enivrant qui se mêle aux effluves de pilosité grillée
Kalu nous explique que la transe véritable ne débutera que dans quelques heures et qu’il est temps de quitter les lieux.
Le retour se fait en silence et le lit nous accueille à contrecœur, témoin involontaire de nos rêves agités par des danses lugubres.

Iresha


A Hikkaduwa, il y a des Uncles qui organisent des soirées batipsées "single party" où ils invitent des célibataires jeunes hommes et jeunes femmes qui sont chaperonnés pendant toute la soirée.
Si certains se plaisent ils peuvent échanger leur numéro de portable et entammer une relation téléphonique jusqu'à se mettre d'accord pour une première rencontre entre familles.
Nous avons été invités chez l'oncle et tante de Ganga pour partager celle d'Iresha sa cousine et de son "futur époux".
Le début de la journée fut difficile plein de stress , de gêne, de longueur et de silence pesant. Puis l 'atmosphère s'est détendue suite à un jeu de ballon que nous avons proposé aux enfants ne sachant pas trop quelle attitude adoptée.
Au final, les parents sont tombés d'accord, reste à questionner les étoiles....

mercredi 17 février 2010

Jeux de plage


Quentin


Concert de Quentin au Secret Garden à Unawatuna.
Il prépare un CD qu'on a hate de se faire dédicacer.

mardi 16 février 2010

Sigiryia





L' ascension vers le sommet est terrible: 1300 marches à gravir, 370 m de dénivelé abrupt.
Mais l'effort est merveilleusement récompensé, la vue est splendide à 360 degrés..
L'histoire du lieu reste controversée . Est ce un palais ou un ancien monastère?
Peu importe, cela reste un site exceptionnel inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Géologiquement, c'est un rocher constitué d'un bouchon de lave issu d'un volcan éteint, parsemés de cavités naturelles , abritant des peintures murales très anciennes et superbes.
Certains pensent que ce rocher a été habité dés la préhistoire.

Dambulla






Balade dans les "temples caves" de Dambulla, creusés dans la roche .
5 salles se succèdent et nous proposent d'apprécier l'art du bouddhisme cinghalais.
Les plafonds des caves sont recouverts de fresques colorées; et de gigantesques bouddhas allongés s'offrent un repos pour l'éternité.




Spok ou Du Guesclin


Une nouvelle race de singe rencontré lors d'une promenade au temple